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 Introduction à l'approche psychodynamique

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antonelodie pipounette08
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MessageSujet: Psychologie   Dim 11 Jan 2009 - 16:11

05-01-2009 et 06-01-2009
Mme Arnouilh - Levert


Psychologie



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antonelodie pipounette08
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MessageSujet: Introduction à l'approche psychodynamique (suite et fin)   Mer 5 Nov 2008 - 2:49

03-11-2008
Introduction à l'approche psychodynamique (suite et fin)
M. Aspar
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Introduction à l'approche psychodynamique (suite et fin)




2- Aspect historique du psychique
C’est comment l'aspect géographique se situe dans le temps. Cet aspect historique c’est Freud qui la mit en évidence. Il existe un développement affectif de la personne, de l'individu, de l'enfant. Nous nous développons selon trois axes :
• Développement intellectuel qui va nous être permis par un développement anatomique et psychophysiologique du cerveau. C'est le développement actuel qui nous permet d'acquérir savoir et de compréhension du monde dans lequel nous vivons.
• Développement psychomoteur qui nous permet de nous mouvoir librement dans l'espace (Ça soit, se mettre debout, courir). Mouvement fait sans que nous ayons besoin d'y réfléchir.
• Développement affectif n'est possible qu'avec des échanges avec les personnes qui nous entourent.

Le développement de ces trois axes en même temps est très difficile, c'est donc pour ça que certains enfants privilégient tel ou tel axe selon leurs besoins. Il existe souvent du retard dans un axe qui est compensé par une avance sur un autre. Ce choix de privilégier ou non un axe se fait selon la sensibilité de l'enfant.

3- Développement affectif
Le développement affectif est capital à comprendre pour comprendre ce que l'on appelle la maladie mentale.
Quand un enfant né, le monde qui l'entoure n'existe pas. L'enfant n'a pas de conscience de la différenciation entre le monde qui l'entoure et les autres personnes. Tout ce qu'il perçoit autour de lui fait partie de lui (il n'y a pas de différence entre lui et le biberon, le sein de sa mère, son lit...) Ceci est capital. Le développement affectif se fait en plusieurs stades.


3-1- Stade oral
C'est la première période qui dure de la naissance (même avant la naissance car l'enfant est une émanation de sa mère et inversement) jusqu'à environ 18 mois -- deux ans selon les enfants. L'enfant a tendance à s'approprier tout ce qui passe à sa portée (joué, pied...) en le faisant passer par sa bouche le lieu d'ingestion. Le besoin d'ingestion est imposé par le Ça car il est nécessaire à la survie. Ce qui fait partie de l'environnement de l'enfant, fait partie de lui-même.

Psychopathologie : C'est le premier stade du développement affectif mais certains individus reste à ce stade, leur relation au monde ne va pas évoluer. Ils considèrent les autres et le monde comme faisant partie de l'eux-mêmes : ces malades sont psychotiques et présentent donc des psychoses en psychopathologie. Les personnes psychotiques sont des personnes qui ont arrêté leur développement affectif au stade oral, ce qui ne va pas les empêcher de développer leur axe psychomoteur ou intellectuel bien au contraire. Certaines personnes psychotiques ne développent jamais leur maladie car elles arrivent à mettre en place suffisamment de mécanismes de défense pour ne pas s'en rendre compte.
Il existe des personnes psychotiques à tous les âges de la vie avec :
- L'apparition de troubles précoces : autisme.
- Apparition dans l'enfance : difficile à diagnostiquer.
- Apparition à l'adolescence ou pendant la période de jeunes adultes : schizophrénie.
- Apparition plus tardive vers la trentaine : troubles maniaco-dépressifs qui se manifestent par des étapes alternées de dépression et d'excitation.
- Apparition vers la quarantaine -- cinquantaine : symptomatologie paranoïaque.
- Apparition chez les personnes au seuil de la retraite : perte de repères relationnels avec une démence psychique ou psychiatrique qui est difficile à différencier avec les symptômes à la commande physiologique (il existe des dépressions démentes tardives considérées comme des Alzheimer).

3-2- Passage du premier au deuxième stade : accession au langage
S'il n'y a pas de troubles psychologiques, on peut passer au deuxième stade.
Jacques Lacome (psychologue français) a mis en évidence une manifestation du passage du stade oral au deuxième stade. C'est le signe du miroir : avant un enfant devant un miroir ne pouvait pas différencier lui de son reflet. À ce stade il est capable de le faire.
Un malade psychotique devant un miroir et toujours étonné de ce qu'il voit et donc on voit la difficulté qu'il y a à utiliser cet objet (exemple : se raser pour un homme).

• Qu'est-ce qui empêche le passage d'un stade à l'autre ?
C'est une hypothèse d'Alain Magnet qui va mettre en évidence que c'est la non accession au langage qui empêche ce passage. Pour évoluer au deuxième stade il faut donc pouvoir accéder au langage ce qui n'est possible que par l'autre (père, mère...).
On a la certitude de cette hypothèse avec l'étude des enfants sauvages (abandonnés et recueillis par des animaux sauvages qui les vont aider à survivre : film l'enfant sauvage de François Truffaut. Dans ce film, ce dernier réussit à élever un enfant sauvage mais ne réussit pas à le faire parler).
On sait que l'homme a la particularité d'être potentiellement langagier mais que le langage n'est pas inné et qu’il nécessite la présence de l'autre (par rapport à la marche qui est innée).
L'accès au langage se fait parce qu'on parle à l'enfant de lui. En effet, si l'on parle de soi (si la mère parle d'elle à son nourrisson), l'enfant n'est pas en mesure d'intégrer le langage qui lui permettra de se différencier de l'autre (c'est une des raisons pour lesquelles les optimistes ne parlent pas).
La non accession au langage est différente du fait d'être muet : on peut parler sans avoir accès au langage.

• Définition du langage
Pour Saussure, le langage est défini comme étant la possibilité spécifique à l'homme de pouvoir exprimer sa pensée par des mots. Il explique que tout individu est doté de penser (qui est flou, chaotique) et qui doit être structuré pour être partagé avec les autres (bien entendu il faut avoir des organes phonatoires qui fonctionnent).
La pensée de tête traduit par des signifiants (mot) donc par un discours structuré qui nécessite d'avoir une mécanique mystérieuse qui est le langage. Ce langage que nous avons tous la possibilité d'y accéder mais seulement grâce à l'autre. Si cet autre est absent ou incompétent, l'accès au langage ne se fait pas.
Cet accès au langage qui est la fixation au stade oral.
Certains malades psychotiques parlent très bien et structure une pensée mais pour eux les mots n'ont aucune signification intellectuelle n'est pas affective. Alain Magnet parle de « bibelots sonores » pour définir les mots des psychotiques.
On peut formuler des échanges qui n'ont pas d’implication affective mais qui sont des idées plaquées et non élaborées par la pensée : ils ne reposent pas sur une réalité affective. Ce dernier schéma est celui des malades psychotiques.

• L’importance du Holding
Donald Winnicott a mis en évidence l'importance du holding (façon que l'adulte à de tenir l'enfant et d'avoir des contacts corporel, de le déplacer dans l'espace) qui permet à l'enfant de se situer dans l'espace comme un être différent.
Le langage, c'est mettre des mots sur ce qu'il ressent mais aussi sur sa position dans l'espace et donc mettre des mots sur ses sensations. Il se différencie de l'espace car il peut y changer de position ce qui lui permet donc d'apprécier ses limites corporelles.
Les psychotiques apprécient mal leurs limites corporelles (c'est pour ça que l'on pratique l’hydrothérapie par exemple) et donc parfois ils ont des sensations de séparation du corps (sensations de morcellement d'où leur attitude figée de peur que tout part en morceaux).
Ce sont ces soins de holding qui permettent à l'enfant de se différencier de son environnement. Ces soins sont faits de manière naturelle mais parfois plus ou moins bien selon la disponibilité des adultes.

Nota bene : les parents ne sont pas responsables de la psychose des enfants car dès que l'on la mise en évidence on eut tendance à faire culpabiliser des parents. L'appréhension du monde est différente d'un enfant à l'autre et cette différenciation de l'enfant au monde est souvent plus difficile lorsque la mère est dépressive ou non disponible pour son enfant (nécessité d'une aide avec une hospitalisation mère/enfant).


3-3- Stade anal (stade des apprentissages)
C'est le stade des apprentissages de deux ans à trois ans et notamment de l'apprentissage de la propreté. Avant ce stade l'enfant ne maîtrise pas ses sphincters (muscle annulaire).
Cette période d'apprentissage va être un enjeu affectif important et un enjeu relationnel important pour l'enfant.
À ce stade il va pouvoir tester sa relation à ses parents. Ce stade est plus ou moins bien traversé car il va être facile pour certains et traumatisant pour d'autres (exemple : parents rigides attachés à la réussite et qui supporte mal la difficulté d'accès à l'autonomie de leur enfant).

Psychopathologie : Toute personne ayant dépassé le stade oral ne se structure plus de façon psychotique mais de façon névrotique. Si ce stade se passe mal, on aura des syndromes de névrose obsessionnelle qui sont les conséquences des traumatismes qu'a pu avoir l'enfant. Après ce stade, nous sommes donc tous de structure névrotique mais nous ne sommes pas forcément malades. Lorsqu’un syndrome de névrose obsessionnelle se développe, les personnes ont eu une obsession du bien, de bien faire pour les autres.


3-4- Stade gynéco-phallique
C'est la découverte par l'enfant de sa sexualité et donc la découverte de l'appartenance à un des deux sexes. C'est l'identification comme étant un homme ou une femme. Pour que cette identité sexuelle puisse se réaliser, il faut que l'enfant passe par le complexe d'Oedipe (tue son père et se marie avec sa mère) de manière symbolique.

Exemple : le petit garçon se rapproche de sa mère et agresse son père car il y a un désir touché avec la mère et de prendre la place de son père.

• Premier symptôme névrotique : c'est la culpabilité perçue par tous car elle est éprouvée lors de cette expérience œdipienne (les psychotiques ne vivent pas cette expérience est donc ne connaissent pas la culpabilité). Ce sentiment de culpabilité et puis moins fort selon les individus et elle sera relayée dans l'inconscience. (Suite de l'exemple : le petit garçon se sent coupable d'être méchant avec son père qui est gentil).
• Deuxième symptôme névrotique : c'est l'angoisse de castration (suite de l'exemple : l'enfant s'imagine que parce que c'est ce qui est en jeu, le père va le castré pour se défendre). Cette angoisse s’en va pour certains et pour d'autres reste le syndrome d'angoisse, syndrome anxieux. Dans la plupart des cas, l'enfant (six -- sept ans) admet qu'il ne veut pas désirer son parent de sexe opposé et tuer celui de même sexe. Cela permet donc :
o Identification sexuelle : il partage les mêmes désirs que son parent de sexe opposé.
o Intégration de l'interdit de meurtre : le « tu ne tueras point » vient de l'Oedipe.
o Intégration de l'interdit d'inceste : cela est fondamental pour des raisons biologiques : une société consanguine est une société qui meurt d'où la nécessité d'interdit.
o Intégration de l'interdit de l'homosexualité : cela est moins subjectif mais présent au moment de l'identification sexuelle. Cette théorie a été très controversée. En France l'homosexualité n'a été légalisée qu'en 1980 car une société uniquement homosexuelle est une société qui meurt.


Il existe un troisième type de personnalité : c'est la personnalité perverse. Ce sont des gens qui ont connu l'Oedipe, l'ont intégrée, l'ont digéré mais en s'en sortir révolter (le Ça est frustré). Ces personnes vont avoir la particularité de trouver le plaisir sexuel uniquement dans la transgression de la loi. Être de structure pervers n'implique pas forcément être un criminel. Structure ne représente qu'une infime minorité des personnes de notre société.


3-5- Période de latence
Après l'Oedipe, l'enfant traverse une période de latence de six ans à l'adolescence où il se préoccupe peu de sa sexualité (en tout cas moins). Cette période est nécessaire à l'apprentissage car l'enfant est entièrement disponible.


3-6- La crise d'adolescence
Durant cette période, l'enfant fait l'objet de remaniement biologique, physiques avec l'apparition d'hormones et de transformation physique. Il y a une réapparition de la sexualité que l'on avait « oubliée » jusqu'à présent mais que l'on avait déjà vécu symboliquement est largement de nouveaux au centre des occupations.
Cette crise d'adolescence va provoquer un drame familial profond car jusque-là les parents étaient les uniques objets sexuels (périodes courtes et marquantes). Au cours de cette période, le parent de sexe opposé se rend compte qu'il ne peut plus avoir le dessus sur le complexe d'Oedipe et c'est donc cela qui est à l'origine de la crise d'adolescence.

4- L’Œdipe
La période de révolution d'Oedipe arrive à six -- sept ans c'est-à-dire à la période où le cerveau de l'enfant arrive à maturité. C'est aussi une période que l'on appelle l'âge de raison dans le langage populaire.
On considère donc qu'à six ans de développement affectif de l'enfant est terminé et tous ont vécu sera prépondérants dans sa vie affective et sexuelle.
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antonelodie pipounette08
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MessageSujet: Module Psy I   Mer 5 Nov 2008 - 2:48

03-11-2008
Introduction à l’approche psychodynamique
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Introduction
à
L’approche psychodynamique




Psychisme : structure en évolution, formation. Dans les premières années de sa vie l'individu développe ses capacités affectives. L'individu s'organise dans sa relation avec l'autre.
Conception organiciste : les maladies mentales sont liées à des dysfonctionnements biologiques.

La théorie psycho-dynamique est du à Sigmund Freud (il développera également la psychanalyse est donc des implications philosophiques).

Sigmund Freud est un neurologue viennois qui travaillait au service de neurologie à l'hôpital de Vienne. Il s'intéressait aux malades hystériques (que le chef considéré comme des simulatrices. Ces maladies touchent davantage les femmes que les hommes). Ces femmes présentées des symptômes handicapants (paralysie, cécité) mais l'examen physique est normal (aucune lésion anatomopathologique).
Freud considérait ces personnes comme des personnes souffrant malgré les difficultés à comprendre le mal qui les touche. Parallèlement à Paris le docteur Charcot s'intéressait à l'hystérie et donc Freud décide de faire un stage avec lui. Charcot utilisé l'hypnose pour étudier l'hystérie et fait des présentations de malades. Hypnotique est plongé dans un sommeil hypnotique et les symptômes disparaissent : Charcot les interroge alors sur l'histoire, le passé, leur enfance et les personnes révèlent des éléments qu'elles ne lui avaient jamais révélés à l'état d'éveil. Lorsqu'il les réveille, il leur raconte ce qu'elles ont dit. Les patientes n’en croient pas un mot. Cette expérience permet à Freud d'élaborer sa théorie de l'inconscient. L'idée de Freud et tant qu'elles vont face à des conflits psychologiques et elles rejettent un certain nombre d'événements, de faits et de souvenirs. Mais le rejet de ces souvenirs ne permet pas une situation de confort pour expliquer leur malaise et elles sont donc obligées de faire apparaître les symptômes (qui n'ont aucune origine anatomique) qui n'ont qu'une origine psychologique.

1- Aspect géographique du psychisme
1-1- Première Topique freudienne
(Topique vient de topos qui signifie l'espace en grec) : il essaie d'établir une carte du psychisme, il s'agit donc d'une image. Cette topographie du psychisme est comme ceci :







Le conscient est quelque chose en relation avec le monde extérieur. Il nous permet de vivre avec les autres. C’est une partie que nous maitrisons.
L'inconscient est quelque chose qui n'existerait pas dans son entier à l'origine. C'est quelque chose que l'on construit tout au long de notre vie, c'est-à-dire que lorsque nous sommes confrontés à des affectes (événements) qui ne nous permettent pas de vivre en accord avec nous-mêmes, on va les repousser et c’est eux qui vont constituer l'inconscient : « refoulement » de Freud.
Freud met en évidence que l'inconscient n'est pas fermé mais c'est un placard avec une porte battante avec l'entrée et la sortie d'affectes (retour du refoulement/refoulement). Ces hypothèses sont faites à partir du travail avec des patientes hystériques.
Lorsqu'il revient à Vienne, il devient spécialiste du traitement des hystériques et il élabore donc sa théorie de l'inconscient. Il met en évidence que dans des circonstances tout à fait normale, il peut y avoir des retours des refoulements. Ce sont des événements de la vie quotidienne qui mettent en évidence le retour du refoulé (il existe pour tout le monde) mais n’est pas visible sur les personnes en bonne santé. Ceci est donc très intéressant pour les traitements des personnes hystériques. Il aborde ça dans la psychopathologie de la vie quotidienne.

• Lapsus (premier des événements de retour d'affecte) : c'est utilisé un mot pour un autre ou utilisé la contraction de deux mots. C'est donc une manifestation du retour du refoulé car c’est l'expression d'une préoccupation inconsciente. Dès que Freud comprend cela, il travaille sur les mots utilisés pour un autre et demande à ses patientes en cure de relever les lapsus faits dans la journée pour en parler en séance.
• Acte manqué (deuxième des événements de retour d'affecte) : ce sont des actes simples de la vie quotidienne qui ne sont pas des actes pensés, réfléchis, volontaires mais au contraire ce sont des actes inconscients. L'homme n'aime pas le changement donc il n'y a pas de raison pour qu'il modifie sa pensée et donc il faut que quelque chose d'autre le pousse à changer ses habitudes. En général ce sont des événements anodins et parfois ces événements ne peut plus grave (exemple : accidents de la route sur route sèche sans problème mécanique de voiture : acte manqué proche du suicide).
• Rêve (troisième des événements de retour d'affecte. C'est le plus important) : on parle de rêves prémonitoires... Le rêve est une représentation, une symbolique de l'inconscient, une interprétation symbolique imagée des conflits psychologiques qui nous animent. Tout le monde a une activité cérébrale importante est en phase de sommeil superficiel on peut percevoir quelques brides de rêves. Le rêve est une activité qui rend compte du retour du refoulement. Il se rend compte de cela au cours de ces consultations mais ne s'en préoccupe pas au début, c'est lorsqu'il demande à ses patientes de raconter leurs rêves qui s'aperçoit que celles-ci sont plus sensibles à l'énonciation de leurs rêves et que ceux-ci ont tendance à se reproduire (on rêve d'abord le premier épisode puis le premier et le deuxième puis le premier, le deuxième et troisième) et s'est donc rendu compte que l'on pouvait travailler sur ses rêves comme avec les lapsus et les actes manqués.
• Le symptôme (quatrième des événements de retour d'affecte. Il est uniquement présent chez les personnes hystériques) : c'est une façon symbolique d'exprimer un malaise, un conflit psychologique qui à un moment avait été refoulé. C'est un événement inconscient qui est la seule façon d'exprimer un malaise.
À partir de cette première Topique freudienne, s'installe la psychanalyse qui est un travail de libre association, d'exploitation systématique du lapsus, des actes manqués et des rêves. Ce travail permet le retour du refoulé et donc la disparition du conflit et des symptômes. Une psychanalyse réussie est une psychanalyse qui permet le retour du refoulé et donc la disparition des symptômes qui n'ont plus aucune raison d'être.
Ce retour du refoulé et surtout le refoulement vont être les premiers, de ce que Freud appelle, des « mécanismes de défense » car nous activons le refoulement pour nous défendre et rejeter dans l'inconscient des événements, sensations, pulsions qui n'ont gênent, nous dérangent. C'est un mécanisme que nous mettons tous en place et qui nous permet de vivre pas trop mal parce que seule une autorité d'entre nous est malades.

1-2- Deuxième Topique : à quoi sert l'inconscient ?
Ici nous sommes dans une dynamique qui est celle de la construction de l'individu, de sa personnalité. Personnalité que Freud appelle le « MOI ». L'hypothèse est que ce MOI va se construire sous l'impulsion et le contrôle d’instances qui sont au nombre de deux : le « CA » et le « SURMOI ».





Le Ça : ce qui est de l'ordre de l'innée, c'est ce qui est commun à toutes les espèces vivantes et que l'on appelle aussi l'instinct que Freud appelle la libido. Cette instance est ce qui nous pousse à nous reproduire et nous maintenir en vie. C'est ce qui laisse libre cours à nos pulsions, et cela peut passer par les plus grands excès. Le Ça est indispensable à la survie, c'est lui qui régit la survie de l'individu et donc sa capacité à se maintenir en vie, se reproduire passe par les plus grands excès qu'il faut compenser. Cette compensation se fait par le Surmoi.
Le Surmoi : il est du domaine de l'acquis. C'est la culture, la loi, le message qui nous est insidieusement distillé jour après jour par nos parents et la société. Ce message doit être de nature à tempérer les excès du Ca. Pour la majorité des individus, le développement du Moi sous l'incidence de Ca et du Surmoi se fait de manière très harmonieuse et donc la survie et la reproduction se font en gardant un équilibre social.
Psychopathologies : Pour d'autres individus, le Ça a tendance à prendre le dessus et se sont des satisfactions des pulsions qui vont être toujours primordiales en aura donc des personnes antisociales ou psychopathiques. Ce sont des gens qui ne vont pas supporter la frustration et vont donc faire en sorte d'apaiser leurs pulsions au détriment des autres.
À l'inverse si le Surmoi est très développé, on a des personnes inhibées qui ne s'autorisent aucune sortie du chemin. Certaines personnes souffrent de ce conformisme.
L'inconscient sert à pouvoir se développer entre le Ça et le Surmoi. Quand le Ça est trop fort on oublie les règles, et les interdictions, parallèlement lorsque le Surmoi est trop fort on oublie ses excès.

L'inconscient fonctionne tout au long de l'existence est bien équilibre entre pulsions et lois avec des risques de déséquilibre. C'est au nom de grands principes que l'on va briser ses instincts et au nom de ses instincts que l'on brise des grands principes. On comprend donc la nécessité de l'existence de l'inconscient.

Résumé :
L'inconscient est constitué par le refoulement d'affectes que l'individu souhaite oublier pour son confort. Le refoulement étant un mécanisme de défense, il peut y avoir un retour de manière normale pour tous (lapsus, actes manqués, rêve) et pour les personnes malades (symptôme). L'inconscient est nécessaire et il est fabriqué par le Moi sous l'influence de deux instances qui sont le Ca (innée, pulsions) et le Surmoi (naturel). L'inconscient se fait dans un développement harmonieux.
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