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antonelodie pipounette08
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MessageSujet: Accueil en CMP évaluation du comportement....   Lun 19 Jan 2009 - 18:54

19-01-2009
Y Marsal


Accueil en CMP
évaluation du comportement
et des besoins




Voir ce que j'i envoyé par mail à chacun.
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antonelodie pipounette08
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MessageSujet: Correction Cas Concret Névrose Hystérique   Lun 19 Jan 2009 - 18:51

13-01-2009
Mme Blanchard
groupe 1 et 2

Cas Concret Névrose Hystérique
(Correction)




1- Question n°1 :
TS répétée et mise en scène (Mélancolie plus de l’ordre de la psychose car caractère délirant).
Chantage affectif  appel à l’aide.
Syndrome de conversion (aucune explication médicale) : douleur dans les mains, céphalée, crampe, contracture, jambes qui ne la portent plus.
Refus des rapports sexuels (insatisfaction sexuel).
Inversion des affects : ce qui est de l’ordre du plaisir et du désir devient du dégout.
Crise syncopale (tombe mais ne se fait pas mal).
Trouble de la mémoire.


2- Question n°2 :
Théâtralisme : représentation, exhibition des symptômes sans émotions apparentes, langage surchargé de mots superlatifs.
Rapport à autrui : nécessité d’avoir toujours quelqu’un  toujours dans un mi-mensonge d’où amnésie volontaire.
Erotisations des rapports sociaux : besoin constant de plaire. Vérifie l’effet qu’elle produit.
Ne supporte plus la frustration : agressivité puis culpabilisation.
Suggestion qui marche bien chez l’hystérique surtout si c’est un homme qui la met en place.
Quête affective.


3- Question n°3 :
Conversion est une souffrance psychique qui se convertit en symptôme somatique. Mécanisme de défense destiné à lutter contre l’angoisse. Mécanisme de formation des symptômes à l’œuvre dans l’hystérie consiste en une transposition d’un conflit psychique.
Douleurs, céphalée, ne sent plus ses jambes.


4- Question n°4 :
Accueil de la patiente (présentation de la chambre).
Simplifier la chambre (on sécurise la chambre).
Eliminer toute pathologie somatique en collaboration avec le médecin.
Prendre en compte la détresse et repérer tous signes annonciateurs de TS  chez qqun de suicidaire, il faut savoir si oui ou non il y a un scénario.
Isolement prescrit par le médecin car limite les symptômes et favorise la verbalisation. Casse la relation sado-maso installée entre elle et son compagnon.
Chambre à proximité des infirmiers pour la surveillance de la patiente.
Relation thérapeutique authentique pour déceler une éventuelle déprime.
Eviter de réagir en miroir (exemple : crier plus fort si elle crie).
Surveillance du TTT  s’assurer de la bonne observance du TTT, surveillance des effets II, attention à la désinhibition sous 10-15 jours voir 3 semaines. Rivotril® , Lexomyl®  arrêt instantané provoque des convulsions.


5- Question n°5 :
Dans la névrose hystérique, les représentations génitales ayant trait au conflit œdipien sont refoulées et réapparaissent sous forme de conversion somatiques, réapparaissent sous forme de conduite érotisé et il y a une fixation.
Elle est restée au stade phallique. Faille dans les images parentales  le père reste toujours objet de convoitises, absence de résolution de l’Oedipe.

6- Question n°6 :
Hypochondrie : (plus ou moins délirante) état d’inquiétude permanent portant sur le corps et son fonctionnement qui s’accompagne de la crainte d’être atteint de toutes sortes de maladies.
Maladie psychosomatique : troubles somatiques qui s’appuient sur des lésions réelle qui connaissent pour origine un conflit psychique.
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antonelodie pipounette08
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MessageSujet: Soins Infirmiers En Psychiatrie   Lun 19 Jan 2009 - 18:50

07-01-2009
Mme Dutrut

Soins Infirmiers En Psychiatrie



1- Rappel sur la dépression
C’est une maladie comme les autres. Toute tristesse n’est pas dépression.
C’est un état de tristesse pathologique de plus de deux semaines.


2- Causes externes
Deuil
Rupture et abandon
Surmenage
Soucis financiers et sociaux
Echec professionnel
Accouchement
Déracinement


3- Causes endogènes
Atteinte somatique (maladie)
Age
Traitement médicamenteux


4- Principaux symptômes
Douleur morale, anxiété
Asthénie (= fatigue)
Apragmatisme (= qqun qui ne bouge pas, ne fait rien)
Anhédonie (= incapacité d’un sujet à ressentir des émotions positives lors de situation de vie pourtant considérée comme plaisante avant)
Inhibition psychomotrice
Autodépréciation, sentiment de culpabilité
Troubles du sommeil et de l’appétit
Baisse de la libido
Idées suicidaires possibles

5- Les traitements
Antidépresseurs efficaces après 3 à 4 semaines mais il ne faut pas arrêter le traitement brutalement.
Anxiolytiques
Relation d’aide sur rôle prescrit et rôle propre
Psychothérapie
Psychanalyse
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antonelodie pipounette08
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MessageSujet: Névroses Hystériques   Lun 19 Jan 2009 - 18:48

06-01-2009
M. Lermuzeau


Névroses Hystériques




1- Définition
Symptôme somatique an l’absence de lésions organiques chez la femme et l’homme. Elles peuvent se traduire par des symptômes psychiques.

2- Histoire
Chez Hippocrate apparaît une première description chez des femmes : douleurs, paralysies, maux de tête…. Il constate l’absence de rapports sexuels. Il conclut donc à une migration de l’utérus.
Gallien fait le même constat mais il émet une autre hypothèse qui est la sécrétion de toxines venant des organes sexuels. C’est une hystérie sous toute forme pathologique.
Au moyen âge, les hystériques étaient brulés car ils se plaignaient de manque sexuel (interdit sauf pour procréer). Ils étaient considérés comme possédés car ils faisaient des crises de convulsions.
Au 16ème siècle : Paracelse est le premier à faire le lien entre symptôme et imagination. Pour lui les patientes souffrent « d’un excès dans leur vie imaginaire. Excès de vie fantasmatique ».
Au 19ème siècle : Sydenham : « crises en rapport avec des émotions qui les dépassent ». Fragilité conceptuelle.
1890 : Briquet : « syndrome = survenue d’un trouble qui s’exprime sous forme de somatisation multiple ». Cette maladie existe chez l’homme aussi. C’est un rapport entre somatisation multiple et émotion violente.
Fin 19ème siècle : Charcot travail dans un asile pour femmes à la Salpêtrière. Elles étaient épileptiques et d’autres allures pouvaient se déclencher en subjection. Par ailleurs, une paralysie pouvait se déclencher. On distingue cette maladie des somatisations qui n’ont pas de support lésionnel.
La paralysie organique et psychodynamique est une souffrance psychique qui s’exprime par le corps. La caractéristique commune est le traumatisme sexuel dans l’enfance.
Freud parle de séduction traumatique. Cette plainte est en fait un fantasme qui a été refoulé. Le troubles physique est plus acceptable culturellement que le désir sexuel donc ce dernier est refoulé.
1920 : Jamet : Concept de rétrécissement du champ de la conscience du moment critique de la maladie. De la même manière que lorsqu’on est concentré pour un examen.


3- Le concept d’hystérie
Il éclate en trois grandes catégories :
- Symptôme somatique
- Symptôme psychique
- Perso pathologie : personne histrionique (émotions exagérées) ; personne passive dépendante.
Il existe une classification internationale des maladies qui est la 10ème édition DSM IV.
Toutes les formes de maladies sont possibles somatiquement et psychiquement.


3-1- Symptôme somatique (symptôme de conversion)
Ce n’est pas une simulation.
C’est symptômes somatiques vont toucher soit la motricité ou le tonus, soit les sens et les organes internes.
Troubles de motricité, de tonus.
Troubles sensoriels (ex : hypoesthésie).
Troubles neurovégétatifs (ex : vaginisme).
Grande crise à la Charcot : l’aura (malaise), perte de connaissance et convulsion, phase de clownisme ou d’attitude passionnelle, obnubilation (ne sait plus où il est).
Épilepsie avec perte d’urine et morsure de la langue. Possible lors de troubles sensoriels antécédents.

3-2- Symptôme psychique
Rétrécissement du champ de la confiance.
Troubles dissociatifs : altération soudaine et transitoire des fonctions normales d’intégration de la conscience de l’identité et du comportement moteur.
Amnésie psychogène : le cerveau n’est pas lésé mais il est incapable d’intégrer de manière homogène un sentiment d’identité (uni parti existence).
Fugue psychogène : c’est comme un vagabond sans langage, transitoire et soudain.
Personnalité multiples : ce sont des personnes qui vont s’adapter selon les interlocuteurs et avoirs différents types de personnalités.
Somnambulisme : mode automatique et répétitif.
Syndrome de dépersonnalisation : déréalition = pas dans la réalité.

3-3- Perso pathologie
Soufre lui et autrui avec les même caractéristiques durable et régulière.
Personne histrionique : hyper expressivité émotionnelle, théâtralisme, égocentrisme, affectivité superficielle, changement fréquent. Comportement de séduction excessive, fragile.
Personne passive dépendante : souffre lui et/ou autrui dépendante d’autrui (une personne particulièrement). Ils subordonnent leurs besoins à ceux des autres. Ils ont peur de faire une demande quand elle est justifiée.
4- Etablissement du Diagnostic
Dans la démarche qui permet d’aller vers un diagnostic, il faut prendre en compte : le contexte actuel, le contexte antérieur et le contexte prédisposant.
Actuel : s’assurer de l’absence de toute autres pathologies sous jacentes, et que le trouble n’est pas sous le contrôle de sa volonté.
Trouble : évolution capricieuse, intermittente , aggravé par l’émotion et modification par subjection.
Paradoxalement : « belle indifférence ».

En règle générale : choc suivit de symptômes (événements).
Relation temporel
En général insatisfaction sexuelle.


5- Eléments plus précis du diagnostic
Les premiers symptômes apparaissent entre 29 et 30 ans.
Il existe des antécédents de maladies physique ou dans leur entourage une carence affective dans l’enfance (souvent).
Il faut s’intéresser à l’évolution du trouble en fonction des réponses de l’entourage.
Diagnostic différentiel : maladies neurologiques telles que la sclérose en plaque ou la schizophrénie.


6- Evolution
Apparition vers 20-25-30 ans.
Induire une relation spécifique.
Source de souffrance.
Apparition de la maladie suite à une décompensation.
Il existe une accalmie lorsque le malade trouve quelqu’un sur qui se reposer.
Dépression lorsqu’il y a un abandon  risque de suicide.


7- Approche thérapeutique
Ne pas être rejetant.
Travail d’empathie, d’approche, d’écoute.
Ne pas être fasciné.
Trouver la bonne distance.
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antonelodie pipounette08
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MessageSujet: Approche Psychanalityque   Dim 11 Jan 2009 - 16:19

06-11-2008 et 07-11-2008
M. Levental

Approche psychanalytique



ATTENTION COURS SUSCEPTIBLE D'ETRE MODIFIER



1- Introduction
Réflexion concernant les névroses :
Se questionner sur l’humanité et le registre humanitaire que cela représente.
On peut se demander où est la normalité ? Car chacun a des points obscurs de caractère, une originalité qui fondent sa relation dans la société.
La névrose est l’idéologie d’une normalité définie.
Raisonnement profond : Qu’est ce qui fait la névrose ? Il ne faut pas obligatoirement la taxer de maladie mentale mais essayer de la comprendre (d’un point de vue de sensibilité).

Dimension : Nous sommes tous forgés par un parcours de vie  une sensibilité, une manière de vivre  création de repères.
1ère année d’existence = moments où des événements significatifs et décisifs se passent.
Un enfant en délabrement affectif est un enfant dont les premiers événements de la vie ont été problématiques à un moment ou à un autre.

Bases (fondations) de la personne compromise  vie compromise.
Les personnes psychotiques ne sont pas dans un monde définit, elles sont dans un monde à reconstruire en permanence et indéfiniment.

Inconscient = événements affectivement actifs mais gênant  refoulement. Quand on ne comprend pas nos actes, on erre dans la vie sans comprendre pourquoi.
Si on est inconsciemment bridé  difficulté à vivre  importance de l’histoire dans notre vie.


Histoire :
Pendant longtemps les gens « délirants » étaient enfermés (La tête contre les murs H.Bazin).
Au 17ème siècle : début de l’intérêt pour les personnes malades mais les pathologies ont été médicalisées dans un premiers temps  lorsque les personnes s’attardées sur certains points, on leurs faisait faire de la rééducation pour assouplir les symptômes.
On s’est rapidement rendu compte que si les problèmes relationnels et affectifs n’étaient pas réglés, les symptômes réapparaissaient.


2- Comprendre la névrose
Perspective historico-structurale = explication de la structure de la personne.
Deux axes : structure et histoire.
Complexification avec l’âge de la personne  structure ± sophistiquées (on peut être psychotique et chercheur de haut niveau).

1ère années = structure de personnalité sommaire mais doit être rigoureusement conquit  enfant sur de bonne structure = enfant qui va vivre en en confiance avec la société.


Le cristal de roche de Freud :
Pour Freud : structure de la personne = cristal de roche.
Début de la vie : personnalité relativement plastique donc modifiable.
Pression de la société et de la famille dans laquelle il vit : personnalité qui se cristallise donc se fige.
Hétérogénéité de la personne : zones de faiblesses préétablit et formées lors des différentes pressions des différents tracas subit lors de sa construction.


Approche de la névrose en suivant l’exemple du cristal de roche de Freud :
Question sur les faiblesses de chacun ? Si je fais tomber le cristal il y a plusieurs possibilités :
Le cristal ne tombe pas sur un point de faiblesse : cristal intact.  Personne forte -> relève sans soucis.
Le cristal tombe sur un point de faiblesse : cristal en plusieurs morceaux.  Personne avec une faiblesse -> problèmes passés resurgissent.  Notion d’après coup fondamentale.

Violence du traumatisme  décompensation ± forte.
Une personne qui affronte un violent traumatisme avec force n’est pas un signe de normalité.

Lorsque l’on a une existence ouverte aux autres  risque de décompensation mais vie plus riche.


Concepts de régression :
Régression = retour en arrière.
Epreuves qui réactivent épreuves traumatiques du passé  régression (recul des troubles du passé)  décompensation.
Quand on se fait hospitaliser, il y peut y avoir dans la souffrance une régression avec un transfert des parents ou proche sur le soignant.
Névrose et transfert son lié Névrosé = souvent en manque d’affection  risque d’idéalisation du soignant pas engager des relations trop proche avec le patient, ni être dans la négligence.


Influence de l’histoire :
La vie est sous l’influence des micros cultures de la famille, même avant notre naissance, qui influence notre existence.
Histoire de la famille peut impliquer des répercutions sur l’existence de l’enfance. Si fuite  mise en acte perpétuelle du traumatisme.


Etapes de la vie précoce du développement :
Description avec sa sexualité. Pour Freud, les enfants ne sont pas complètement indemnes de leur rapport avec le monde.

Stade Oral :
Zones érogènes de l’enfant = Dont la 1ère est parcours bucco digestif puis la peau  développement de la sexualité.
1er temps de l’existence sont sans nuances  Magnifique, bien / Frustration, haine. Ce qui va traumatiser l’enfant va être définit soit dans l’idolation, soit dans une haine farouche.
Construction de l’homme dans l’ambivalence. Plus la vie avance, plus l’ambivalence va diminuer  création de compromis.

Stade anal :
Début d’une certaines jouissance, pour l’enfant, à éjecter ou retenir ses matières fécales.  Univers sadique anal = envie de faire plaisir ou d’embêter les parents.
Début de définitions des frontières personnelles que l’enfant construit en fonction de lui. Le début de la motricité de l’enfant, l’oblige à investir une nouvelle zone érogène.

Stade phallique :
Au delà de la troisième année : reconnaissance de l’originalité sexuelle.
Les garçons sont plus avantagés que les filles à ce stade : garçon fier de son sexe, fille plus inhibée. Avantage due au caractère anatomique et à la culture familiale (certaines familles influence plus la sexualité des garçons que des filles).
Des manœuvres masturbatoires peuvent exister.

Au stade Oral : chaque étape de la vie est basée sur des influences relationnelles.
Au stade Anal : relation un peu sadique : influences sur l’autres.
Au stade Phallique : compréhension de la différence des sexes et des générations. Il est nécessaire de comprendre ça pour se construire.

L’Œdipe :
Développement si détachement par rapport aux parents  prohibition de l’inceste nécessaire à la construction de l’enfant.
Triangulation œdipienne = passage du chiffre 2 au chiffre 3 : Il faut que l’enfant se détache du parent de même sexe afin de pourvoir s’ouvrir au monde, ce qui est possible lorsque l’enfant comprend qu’il ne rempli pas la vie du parent opposé et inversement. Dans le cas où la promiscuité au parent de sexe opposé est trop grande, il y a un risque que le parent devienne le pseudo « partenaire » de l’enfant  pas d’ouverture, renforcée par le fait que le parent désavoue cette relation et exerce donc une captation sur l’enfant.
Malade psychotique : n’a jamais vécu l’Œdipe.
Malade névrotique : a vécu l’Œdipe mais ne l’a jamais investi.


Généralités :
Etre soignant, c’est être attentif à l’histoire du patient quelque soit l’état de celui-ci. L’histoire est la dimension de la structure. En psychiatrie, le soignant ne doit jamais accueillir le patient en le jugeant par rapport à ses actes.

La dépression peut être lourde et pathologique. Elle est abordée lorsque l’on parle de mélancolie.
Mélancolie = compulsion à se détruire, se mettre à mort. (Le Locataire de Polanski)


3- Les névroses
3-1- Introduction
Œdipe = plaque tournante du positionnement de l’être humain. 1er composant = aller vers l’autre car différents sexuellement puis car ouvert et différent.
Le risque de captation peut avoir de lourde conséquence  l’enfant peut ne pas s’ouvrir aux autres.
L’angoisse de castration = sentiment d’interdit de convoiter certaines personnes. Différentes chez les garçons et les filles.
 Les filles rentre dans l’Œdipe à cause de l’angoisse de castration : la fille n’as pas de pénis donc la conscience de génie de son sexe n’est pas identique à celle du garçon (la plupart du temps). C’est pour ça qu’elle se rapproche du père qui, lui, possède un pénis et elle sera souvent déçu par sa mère non détentrice d’un pénis même si elle reste fixée à elle. Fantasmes qui vont se translater sur le désir d’enfant (jeu de poupée).
 Le parent de même sexe doit être investit par le parent de sexe opposé pour que l’enfant s’ouvre. Il se peut que le parent de même sexe n’investissent pas le parent de sexe opposé pour diverse raison (c’est souvent la mère qui a du mal à investir le père).
 Chez le jeune adulte (surtout chez les filles), il y a nécessité que ce lien à la mère subsiste. Cela détermine un « homosexualité » naturelle chez la mère.
Le désir féminin à toujours fait peur au homme car ils sont à la fois fascinés et inquiets face au désir féminin.
Le petit garçon à une période où son ostentation pour son sexe est très développé.

3-2- « Définition » de la névrose
Névrose = rester dans cette angoisse de castration  dès qu’il y a un désir, peur de ne pas y arriver car on ne se sent pas à la hauteur.
Dès que je désire, je suis en échec = névrose.

Il existe trois tableaux de névroses qui se caractérisent un peu avec le temps mais qui varie selon les patients.
La différence entre névrose et psychose : la psychose renvoie à des troubles antérieurs de l’Œdipe et donc n’a jamais atteint une identité primaire. //la névrose, c’est prêter au monde ce que je ressens intérieurement.
La paranoïa c’est projeter sa peur à l’extérieur donc sur l’autre. Patient les plus dangereux. (avec certains skizophrènes).
Si l’enfant n’arrive pas à se construire psychiquement  répercutions dans vie d’adulte.

3-2-1- Névrose obsessionnelle
Perturbation dans la phase anale de l’Œdipe. L’enfant a été dans un milieu qui souhaite une réussite à tout prix.
Ces malades sont très ordonnés mais une partie reste non rangée. Rapport à l’argent difficile.
Ce qui compte c’est la forme  être pris de court affectivement deviens un échec. Vie érotique de l’obsessionnel est relativement pauvre.


3-2-2- Névrose phobique ou névrose hystérique

C’est une peur ciblée mais toutes les peurs ne sont pas névrotiques.
Certains phobiques déplacent leur peur sur un objet phobique pour contourner le véritable centre du conflit intérieur.
Ce sont des personnes qui une fois que quelque chose est obtenue, la personne ne se sent plus à sa place. Le phobique s’interdit certaines pensée  tout est érotisé car il ne doit pas penser à son érotisme personnel. Ce sont des personnes qui n’exprime, ni ne montrent leur désir ou leur plaisir.
Personne dans une culpabilité importante vis-à-vis de ses désirs car il a peur que se soit reconnu par l’autre  porte toute son attention sur le désir des autres  proteste très rarement mais qui est très difficile à croire.

3-2-3- Relation d’objet/mécanisme de défense
3-2-3-1- Relation d’objet
La fantasmatique : selon la névrose, il y a des fantasmes privilégiés.
- Obsessionnel :
o je ne pense pas bien, je ne veux pas concevoir d’avoir des pensées érotiques.
o Relation avec le monde extérieur faite de : contrôle, mi-distance, pas expressif, fidèle, pas fuyant.
o Gouverné par une fantasmatique œdipienne  interdits très forts (ostérité de vie)  vie étriquée, éducation exigeante.
- Phobique :
o Relation d’évitement avec des écrans. La phobie devient l’argument phobique. Tout désir est risqué et il fait peser le risque du désir selon son entourage  difficulté à exprimer désirs érotiques et hostiles  relation d’ambivalence.
o Univers congelés mais plus sophistiqué que l’obsessionnel.
o Relation avec un objet contra phobique : objet rassurant.

3-2-3-2- Mécanisme de défense
Parfois difficile à repérer = stratégies plus ou moins inconscientes mis en œuvre par les personnes.
Le premier mécanisme de défense est le mécanisme de refoulement décrit par Freud  souvent insuffisante dans les névroses mais ce sont des thérapies plus lourdes et moins efficaces.

- Obsessionnel :
Isolation affective, rationalisation (systématique), intellectualisation.
- Phobique :
Mise en place d’écrans, évitement (contournement), déplacement (faux objet phobogènes).

Le phobique a souvent eu l’impression d’être en trop lorsqu’il était enfant  excitation précoce.
Sur le plan de l’œdipe, le désir est vécu comme un peu excité pour le parent de sexe opposé et l’interdit par les deux sexes.

3-2-4- Hystérie de conversion
Différente selon la maturité car évolue selon le développement affectif et émotionnel.
C’est la plus élaborée des névroses.


La maladie mentale n’est pas une histoire de génétique, d’hormones… le traitement n’est pas somatique. Il y a des grands tableaux de crises d’hystérie (caractérisé par la sexualité).
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MessageSujet: Les Troubles anxieux, de l'humeur et Sémiologie des névroses   Dim 11 Jan 2009 - 16:17

Novembre 2008
M. Cossoul

Les Troubles Anxieux
Les Troubles de l'humeur
Sémiologie Générales des Névroses


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MessageSujet: Courants de la pensée Psychiatrique   Mer 12 Nov 2008 - 0:48

10-11-2008
Courants de la pensée Psychiatrique
M. Gaquere
Promo



Courants
De la
Pensée Psychiatrique



Trois origines principales :
- Empirisme : comportementalisme qui retrouve aujourd'hui un peu de vigueur.
- Sociopolitique : courants institutionnels, courant systémique familial, antipsychiatrie. Ils correspondent à des situations historiques données.
- Psycho médical : psychanalyse.

1- Sociopolitique
Les courants sociopolitiques sont liés aux événements marquants de l'époque où ils sont créés.

1-1- Décours de la seconde guerre mondiale
Pendant la seconde guerre mondiale, l'hôpital psychiatrique était plutôt catastrophique. La population de la psychiatrie a diminué de 30 % à cette époque car il y avait plus de suivi et la tendance à éliminer les malades psychiatriques. La naissance du courant institutionnel a permis d'assurer l'autosuffisance des hôpitaux. Les hôpitaux ont donc investi dans des fermes afin de survivre.
Cette théorie a ensuite été utilisée pour en faire une théorie de soin par le docteur TOSQUELLES qui fuit l'Espagne franquiste et se réfugie à l'hôpital de Saint Alban (Lozère). Le début de cette théorisation est donc l'hôpital comme lieu de survie et de soins. Le soignant prend donc une autre dimension (il n'est plus un gardien de fou), c'est une dimension relationnelle. Il se sert donc de médiateur à cette relation : il devient thérapeutique de s'occuper des animaux et de la culture de la ferme.
Cette théorie donne lieu à une réorganisation de l'hôpital psychiatrique (l’IMR de La Verrière illustre cette architecture) : l'hôpital est un village avec une place centrale et des habitations (lieu de vie) aux alentours.
C'est un courant prégnant jusque dans les années 50 et perdure aujourd'hui dans d'autres endroits que les institutions car le problème était que les gens étaient bien en institution et ne voulaient plus ressortir (problème de réinsertion).

1-2- 1960
À la fin des années 50 et au début des années 60, émerge le courant systémique qui vient des États-Unis. On prend en charge le patient et son environnement car l'idée de ce courant est que le malade est malade à cause de lui mais que son environnement (notamment familiales) influence encore plus sa pathologie. Il y a donc une prise en charge du système qui entoure le patient (famille + sujet malade + travail...).
Cette théorie débouche sur les thérapies familiales sont toujours d'actualité et qui sont arrivés un peu tardivement par rapport à l'Italie (exemple : école de Rome et de Milan). On travaille sur l'individu et sa fonction, sa place dans la famille.
Il existe des débouchés à cette thérapie : ouverture sur la psychothérapie, thérapies de couple, médiateurs familiaux...
Elle est toujours très utilisée en France, en Italie les peut en Amérique (sauf à l'école de Chicago) d'où elle est partie.

1-3- 1968
Les contestations de 68 ont débouchés dans l'hôpital sur l'autorité médicale et la façon de regarder les malades mentaux. À l'époque c'est l'hôpital qui le rendait fou et par extension de la famille et l'environnement social. Il fallait donc supprimer les hôpitaux (réalisés en Italie : en 1986 il y a une suppression et une interdiction de construire des hôpitaux psychiatriques notamment au sud de l'Italie. Aujourd'hui il existe un retour en arrière car on s'est rendu compte de l'existence énorme de vagabonds (des lits d'hospitalisation temporaire ont donc été mis en place par Franco Bataillas)).
Dès 1968, il existe une mixité dans les services, une ouverture des portes (les hôpitaux ne sont plus des lieux clos et fermés), une libération de la parole et une réflexion sur la fonction soignante.
Ce courant les plus utilisés aujourd'hui.


2- Psycho médical
Ce courant est créé en fond de la sociopolitique. C'est un courant de la psychanalyse toujours très présent aujourd'hui. La psychanalyse est très décriée depuis Freud (livre noir de la psychanalyse). La psychanalyse est pourtant ouverte et offre des façons de penser même si on n'y adhère pas complètement.
Freud prouve l'existence et la nécessité de l'inconscient. Il suit les enseignements de Charcot et pense que les maladies psychiatriques sont d'origine due à des lésions. Lorsqu'il se rend compte que du contraire, il développe sa réflexion psychanalyste.
À partir de là, la psychiatrie s'entende la psychanalyse ce qui donne l'émergence de différentes écoles :
- L’école française :
o Françoise Dolto : psychanalyse du développement. Elle travaille surtout chez l'enfant.
o Lacan : psychanalyste du langage. Il travaille surtout chez l'adulte.
Cela permet de modifier la façon d'appréhender la pathologie. Françoise Dolto a été consultante à l'hôpital et c’est elle qui a inauguré les consultations d'enfants à l'hôpital.
- L'école américaine :
o Rogers : il s'inspire au départ des travaux de Freud puis s'en détache car la relation d'aide est l'humanisation de la psychanalyse. Il existe une distance de neutralité absolue que le soignant doit avoir, ce qui est plus variable dans la relation d'aide. La psychanalyse est plus fluctuante et il n'y a pas de face à face. Il développe l'empathie qui est un pilier de la relation d'aide. C'est une dimension importante pour les infirmiers car elle rentre complètement dans le rôle propre.
- L'école anglaise :
o Winnicott et Klein : pédopsychiatrie qui est toujours d'actualité.
o Bettelheim : a beaucoup travaillé sur l'autisme. Déporté, il s'est beaucoup servi de son expérience pour décrire l'autisme. À Chicago une école à son nom, prend en charge des patients autistes. Très marqué par sa déportation, il se suicide car on pense qu'il n'avait pas complètement accepté de transcender cette période.
- L'école européenne :
o E. Bern est à l'origine de l'analyse transactionnelle. C'est une théorie qui s'intéresse à l'individu sous trois aspects : le MOI en tant que parent, le MOI en tant qu'enfant et le MOI en tant qu'adulte. Le but étant de pouvoir jonglé entre les trois points dans le MOI enfant on est au niveau de l'instinct et le MOI parent, on est au niveau de l'intellectuel mais on est instable. Il faut donc essayer de rester dans le MOI adulte. Cette théorie est aujourd'hui reprise au niveau de la maîtrise du travail n'est pas en tant qu'institution.

Jusque-là on s’intéressé au personne et maintenant on s'intéresse aussi aux patients : il y a donc explosion de tout un mode opératoire de discussions avec le patient. Une dimension relationnelle très intéressante qui permet une évolution permanente. Il faut donc réfléchir par rapport à la théorie comportementaliste qui à un symptôme associe une maladie.


3- Comportementalisme
Cette théorie a pris de l'ampleur à la moitié du XXe siècle et s'inspire de statistiques et d'observation symptomatologie. Elle naît dans les pays anglo-saxons (Amérique, Angleterre).
On développe donc des conditionnements pour réduire les symptômes. Il n'y a pas de réflexions aussi poussées que les autres théories.
M.Wolpe d'origine sud-africaine développe cette théorie est à l'origine de la désensibilisation systématique. On met en place tout un programme pour réduire les symptômes (pour les phobiques par exemple afin de réduire leur handicap).
Cette théorie permet d'adapter la vie des patients à leurs symptômes. Elle est très utilisée à notre époque car elle est rapide (deux mois de séance suffisent) et peu coûteuse. Par ailleurs, elle marche bien donc elle représente un avantage considérable pour la sécurité sociale avec la rationalisation des soins. La personne est rapidement réintroduite dans la société.
C'est un travaille en collaboration avec la psychanalyse.


4- L'Europe et la psychiatrie
L’harmonisation de la psychiatrie est loin d'être faite en Europe et l'exit donc les cas de figure différent selon les pays.
La Grèce est très en retard : situation très asilaire malgré la réputation des médecins.
La Grande-Bretagne et l'Irlande : la Grande-Bretagne a été une patrie où les idées de foisonnement ont été environ identiques à l'Italie dans les années 60. Maintenant, très comportementaliste (ils ont fait des travaux très intéressants au niveau de l'anti psychiatrie et de la thérapie familiale).
L'Allemagne : psychiatrie expérimentale avec des différences entre la Bavière plutôt asilaire et les environs de Hambourg plutôt développé.
Pays-Bas/Belgique : la psychiatrie ne se fait pas dans les hôpitaux, ce sont plutôt délits d'hospitalisation. L'objectif principal étant une réinsertion rapide. La Belgique est très développée et la prise en charge des toxicomanes aux Pays-Bas est en développement.
L'Espagne est un pays qui avait pris énormément de retard jusqu'en 1972-1973 sous les dictatures et ils rattrapent rapidement leur retard. Ils sont en train d'essayer de sectoriser les habitants.
L'Italie vit depuis 1986 sans hôpitaux psychiatriques en principe car bien qu'il y ait la loi, il a fallu réouvrir des lits. Courant familiale, psychiatrie au sein de la cité.

On tend vers une harmonisation des législations pour les toxicomanes en Europe.
La chirurgie neurologique est très utilisée jusqu'au milieu du XXe siècle la lobotomie a été abandonnée et retrouve aujourd'hui au Canada et aux États-Unis, une avancée notamment pour les pervers sexuels.
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